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Dictionnaire juridique

Cour de cassation, Ch. sociale, 6 avril 2004

Légalité du contrôle par badgeuse

Ce qu’en disent les juges

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Absence de déclaration auprès de la CNIL d’un système de contrôle automatisé des entrées et sorties des salariés (badge) - Refus d’utiliser son badge - Licenciement sans cause réelle et sérieuse (oui).

mercredi 21 avril 2004

"Attendu que la société fait grief à l’arrêt attaqué d’avoir ainsi statué alors, selon le moyen, que l’employeur peut mettre en oeuvre un dispositif de contrôle électronique d’entrée et de sortie du personnel à la condition d’en informer préalablement les salariés concernés ; que pour déclarer le licenciement de M. X... dépourvu de cause réelle et sérieuse, la cour d’appel a retenu que le procédé de badgeage obligatoire à l’entrée et à la sortie de l’usine n’a été enregistré par la CNIL que le 17 juillet 2000, soit plus de deux ans après le licenciement, de sorte que cette violation de l’article 16 de la loi du 7 janvier 1978 privait l’employeur de la possibilité d’opposer au salarié le non respect du règlement intérieur sur ce point ; qu’en statuant par ce motif inopérant quand il résultait de ses propres constatations que M. X... ne contestait pas avoir eu préalablement connaissance de ce mode de contrôle des entrées et des sorties du personnel, la cour d’appel a violé les articles L. 121-8 et L. 122-14-3 du Code du travail ;

Mais attendu qu’il résulte de la combinaison des articles 16, 27 et 34 de la loi n° 78-17 du 6 janvier 1978 relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés, 226-16 du Code pénal, L. 121-8 et L. 432-2-1 du Code du travail, qu’à défaut de déclaration à la Commission nationale de l’informatique et des libertés d’un traitement automatisé d’informations nominatives concernant un salarié, son refus de déférer à une exigence de son employeur impliquant la mise en oeuvre d’un tel traitement ne peut lui être reproché ; que le moyen ne peut dès lors être accueilli ;".

Cour de cassation, Ch. sociale, 6 avril 2004, Société Allied signal industrial Fibers SA devenue la société Honeywell Longlaville SA ?c/ M. Miguel X...

Arrêt disponible sur le site de la Cour de cassation

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