Suite à la réception de plusieurs plaintes de salariés et agents publics en 2018, la CNIL s’est penchée sur le sujet des badgeuses photos au regard du principe de minimisation prévu par l’article 5 (1.c) du RGPD.

Le verdict est sans appel : la Présidente de la CNIL a considéré ces dispositifs comme contrevenants à ce principe imposant une collecte de données « adéquates, pertinentes et limitées à ce qui est nécessaire » au regard des finalités. La prise obligatoire de photographie à chaque pointage apparaît être excessif.

Des mises en demeure de rendre les dispositifs de contrôle des horaires conformes au RGPD ont été adressées aux employeurs. Pour éviter les fraudes, il leur est recommandé de s’appuyer sur du personnel encadrant, moins intrusif que la technologie mise en cause.